LE VOLLEY-BALL

02/12/2018

Le volley est d'abord joué sur des terrains de fortune, au bord de la Marne, tous pouvaient s'y adonner s'ils en avaient le désir et un minimum d'adresse . Dans un certain sens il s'avérait plus égalitaire pour les membres que ne pouvait l'être la gymnastique où les exercices aux agrès opérait une sélection en fonction des dons physiques de chacun, bien que les mouvements d'ensemble préparés lors des slets, ramenaient de nouveau les gymnastes au même niveau. Ce sport pratiqué surtout le dimanche, a été normalisé avant la deuxième guerre par Joseph Moc qui avait compris que le volley était un moyen exceptionnel pour entretenir un bon état d'esprit entre des membres et leur apprenaient à mieux se connaître

Après l'acquisition du terrain de Gournay, le volley-ball est devenu une institution. Pendant les années noires de l'occupation allemande, il permit à beaucoup de sokols de se réunir, les autres activités étant interdites. Joué jusque là par des adultes, le volley a été rapidement adopté par les plus jeunes qui étaient devenu des assidus des bords de la Marne, où ils campaient tous les week-end quelque soit le temps. Ils se formèrent au contact de leurs aînés, mais aussi de quelques membres du Sporting Club Tchècoslovaque, dont la sportivité et les encouragements étaient stimulants.

C'est à la fin de cette époque que l'idée vint à ces jeunes de jouer aussi en-dehors .

Quelques matchs amicaux joués contre des petits clubs de banlieue, sous les couleurs d'un club parisien, le CS Paris 17ème, la plupart gagnés assez facilement, encouragèrent ces jeunes à persévérer.

A la Libération, en 1944, ils décidèrent de jouer au nom du Sokol de Paris, ce qui n'était pas évident aux yeux des dirigeants, pour lesquels les activités officielles du Sokol étaient bien définies par ailleurs. Mais cette objection fut contournée : l'équipe prit le nom de Sokol Tchèque de Paris, pour imiter une équipe renommée : le Sokol Russe de Paris, contre lequel ils jouèrent avec succès ultérieurement.

En 1948, l'instauration d'un régime autoritaire en Tchécoslovaquie, amena un certain nombre de sportifs de haut niveau à s'expatrier en France ou ailleurs. Le Sokol de Paris en accueillit quelques-uns, bons gymnastes et aussi bons volleyeurs, ils amenèrent un sang nouveau , et permirent l'évolution spectaculaire du niveau sportif dans le Sokol.

Membre de la Fédération Française de Volley-ball, le Sokol Tchèque commença à participer à toutes sortes de tournois et aux championnats de Paris, où il se distingua dès le début par des victoires aussi inattendues que surprenantes et atteignit le sommet en accédant en 1951, à la division Excellence de ces championnats. Dans cette division évoluaient les meilleurs joueurs du volley français dont certains faisaient partie de l'Equipe de France. Le nom du Sokol Tchèque apparaissait régulièrement dans les colonnes du journal "L'Equipe". Ces bons résultats étaient dus à une excellente préparation physique des joueurs, un indéfectible esprit d'équipe, et aussi à l'entraînement technique sérieux imposé par les nouveaux arrivants.

En 1952 la Fédération, devant la popularité qu'avait acquis le volley, avait institué des règles plus strictes pour les clubs, présence de deux équipes masculines, une féminine, une de juniors, un terrain officiel, et d'autres conditions que le Sokol ne pouvait remplir. Ce fut la fin d'une époque faste, les joueurs passionnés s'éparpillèrent dans d'autre clubs, Sokol Russe ou corporatifs.

Mais l'un des joueurs, Jean Pleskot décida de continuer l'œuvre accomplie, et reprit en mains l'entraînement des jeunes qui n'avaient pas oublié les exploits de leurs aînés et qui voulaient perpétuer le nom de Sokol Tchèque de Paris. Ne pouvant plus participer aux championnats de la Fédération de Volley, ils se rattrapèrent dans des matchs amicaux et dans les tournois organisés lors des Slets Sokol où ils se distinguèrent en restant parmi les meilleures équipes en présence :

1er à Vienne en 1982, et à Gournay en 1985, 2ème à Zurich en 1986, l'équipe féminine 3ème à Gournay, et aussi à Lucerne.

A Gournay, les Coupes J.Moc et J.Pleskot sont remises en jeu tous les ans en alternance, lors de tournois où tous peuvent s'inscrire, elles rappèlent le nom des deux membres qui ont su animer ce sport et lui conserver le meilleur niveau jusqu'à nos jours. De plus, les joueurs passionnés ont la possibilité de s'adonner, une fois par semaine, à leur sport favori au gymnase de St-Mandé.